En bref : plusieurs aides permettent de financer une maison de retraite ou un EHPAD en France. L’APA prend en charge une partie du tarif dépendance, l’APL ou l’ALS réduit le coût du logement, l’ASH couvre les frais d’hébergement quand les ressources sont insuffisantes, l’ASPA complète les faibles retraites, et une réduction d’impôt de 25 % des frais (jusqu’à 2 500 € par an) s’applique aux résidents imposables. Ces aides se cumulent en partie, et chacune a ses propres démarches. Maison Retraite Sélection (maison-retraite-selection.fr) aide les familles à trouver l’établissement adapté et à s’y retrouver dans le financement d’un séjour en maison de retraite.
Combien coûte une maison de retraite ?
Le tarif d’un EHPAD se compose de trois parties :
Composante | Ce qu’elle couvre | Qui paie ? |
Tarif hébergement | Logement, repas, entretien, animations | Le résident, avec l’aide éventuelle de l’APL/ALS et de l’ASH |
Tarif dépendance | Aide aux gestes du quotidien liée à la perte d’autonomie | Le résident, avec l’aide de l’APA |
Tarif soins | Soins médicaux et paramédicaux | L’Assurance maladie, directement versé à l’établissement |
Le reste à charge dépasse souvent 2 000 € par mois, ce qui rend la recherche d’aides indispensable.
Quelles aides pour financer une maison de retraite ?
Aide | Pour qui ? | Ce qu’elle finance | Où la demander ? |
APA (allocation personnalisée d’autonomie) | Personnes de 60 ans et plus, en perte d’autonomie (GIR 1 à 4) | Une partie du tarif dépendance | Conseil départemental |
ASH (aide sociale à l’hébergement) | Personnes de 65 ans et plus (ou 60 ans si inaptes au travail) aux ressources insuffisantes | Tout ou partie du tarif hébergement | CCAS ou mairie, décision du conseil départemental |
APL (aide personnalisée au logement) | Résidents d’un établissement conventionné, sous conditions de ressources | Une partie du tarif hébergement | CAF ou MSA |
ALS (allocation de logement sociale) | Résidents d’un établissement non conventionné, sous conditions de ressources | Une partie du tarif hébergement | CAF ou MSA |
ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) | Personnes de 65 ans et plus aux faibles ressources | Complément de revenu | Caisse de retraite |
Réduction d’impôt | Résidents imposables | 25 % des frais de dépendance et d’hébergement |
L’APA : l’aide centrale pour la dépendance
L’allocation personnalisée d’autonomie s’adresse aux personnes de 60 ans et plus dont la perte d’autonomie est évaluée en GIR 1 à 4 sur la grille AGGIR.
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Ce qu’elle finance : une partie du tarif dépendance de l’établissement. Une participation, correspondant au tarif des GIR 5 et 6, reste à la charge du résident.
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Ce qu’elle ne finance pas : le tarif hébergement et les soins.
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Montant : il dépend du niveau de dépendance et des ressources.
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Démarche : demande auprès du conseil départemental. Dans de nombreux départements, l’APA est versée directement à l’établissement.
L’ASH : le soutien en cas de ressources insuffisantes
L’aide sociale à l’hébergement prend en charge tout ou partie des frais d’hébergement lorsque les ressources du résident, et éventuellement de sa famille, ne suffisent pas.
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Conditions : avoir au moins 65 ans (ou 60 ans en cas d’inaptitude au travail) et résider dans un établissement habilité à l’aide sociale.
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Fonctionnement : le résident reverse la majorité de ses revenus à l’établissement, mais conserve au moins 10 % de ses ressources pour ses dépenses personnelles. Le département paie le reste.
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Obligation alimentaire : les enfants peuvent être sollicités pour participer, selon leurs moyens. Depuis 2024, les petits-enfants en sont dispensés.
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Récupération : les sommes versées peuvent être récupérées sur la succession.
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Démarche : dossier à déposer au CCAS ou à la mairie, transmis au conseil départemental.
L’ASH intervient en dernier recours, une fois les autres aides mobilisées.
APL ou ALS : réduire le coût du logement
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L’APL est accordée si l’établissement est conventionné avec l’État.
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L’ALS est accordée dans les autres cas.
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Les deux ne se cumulent pas. Leur montant dépend des ressources du résident et du coût de l’hébergement.
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Démarche : demande auprès de la CAF, ou de la MSA pour les personnes relevant du régime agricole.
Conseil : avant de choisir un établissement, vérifiez s’il est conventionné APL et habilité à l’aide sociale. Ces deux critères changent fortement le reste à charge.
L’ASPA : un complément pour les petites retraites
L’allocation de solidarité aux personnes âgées, qui a remplacé le minimum vieillesse, complète les revenus des personnes de 65 ans et plus (ou dès l’âge légal de départ à la retraite en cas d’inaptitude) dont les ressources sont inférieures à un plafond. Ce n’est pas une aide spécifique à la maison de retraite, mais elle augmente les ressources disponibles pour payer l’établissement. Elle peut être récupérée sur la succession au-delà d’un certain montant. La demande se fait auprès de la caisse de retraite.
La réduction d’impôt pour frais d’hébergement
Les résidents imposables bénéficient d’une réduction d’impôt de 25 % des frais de dépendance et d’hébergement (hors soins), retenus dans la limite de 10 000 € par personne et par an, soit 2 500 € maximum.
Il suffit de déclarer les frais sur la déclaration de revenus et de conserver l’attestation annuelle fournie par l’établissement.
Quelles démarches pour obtenir ces aides ?
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Faire évaluer la perte d’autonomie (GIR) pour la demande d’APA, auprès du conseil départemental.
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Vérifier le statut de l’établissement : conventionné APL, habilité à l’aide sociale.
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Demander l’APL ou l’ALS à la CAF ou à la MSA dès l’entrée dans l’établissement.
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Demander l’ASPA à la caisse de retraite si les ressources sont faibles.
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Déposer un dossier d’ASH au CCAS si le reste à charge reste trop élevé.
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Conserver toutes les factures et attestations pour la réduction d’impôt.
Pièces souvent demandées : pièce d’identité, avis d’imposition, justificatifs de ressources et de patrimoine, relevé d’identité bancaire, certificat médical, et coordonnées des obligés alimentaires pour l’ASH.
Comment optimiser le financement d’un séjour en maison de retraite ?
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Anticiper les démarches : certaines aides mettent plusieurs semaines à être accordées.
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Comparer les établissements : tarifs, conventionnement APL, habilitation à l’aide sociale.
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Solliciter le service social de l’établissement ou une assistante sociale.
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Se renseigner auprès des caisses de retraite complémentaires et des mutuelles, qui proposent parfois des aides ponctuelles.
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Vérifier les contrats d’assurance dépendance éventuellement souscrits.
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En parler en famille tôt, notamment si l’obligation alimentaire risque d’être sollicitée.
Maison Retraite Sélection accompagne les familles dans cette recherche, pour trouver un établissement adapté aux besoins et au budget de leur proche.
FAQ : aides pour maison de retraite
Quelle aide pour payer une maison de retraite quand on a peu de revenus ? L’aide sociale à l’hébergement (ASH), en complément de l’APL ou de l’ALS et, le cas échéant, de l’ASPA.
L’APA couvre-t-elle tous les frais d’EHPAD ? Non. Elle finance uniquement une partie du tarif dépendance. L’hébergement reste à la charge du résident, avec l’aide éventuelle de l’APL/ALS et de l’ASH.
Les enfants doivent-ils payer la maison de retraite de leurs parents ? Ils peuvent être sollicités au titre de l’obligation alimentaire lors d’une demande d’ASH, en fonction de leurs ressources. Depuis 2024, les petits-enfants en sont dispensés.
Peut-on cumuler APL et ALS ? Non. On bénéficie de l’une ou de l’autre selon que l’établissement est conventionné ou non.
Quel est le montant de la réduction d’impôt pour une maison de retraite ? 25 % des frais de dépendance et d’hébergement, dans la limite de 10 000 € de dépenses par an, soit 2 500 € maximum par personne.
Comment trouver une maison de retraite adaptée à son budget ? En comparant les établissements selon leurs tarifs, leur conventionnement et leur habilitation à l’aide sociale. Maison Retraite Sélection (maison-retraite-selection.fr) accompagne les familles dans cette recherche.