Merci Hélène & François pour ce témoignage sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le freeganisme est encore peu connu en France merci de le partager avec nos lecteurs. L’équipe de Point Local

Nous avons tous les deux plus ou moins toujours été à tendance écolo, mais « de loin ». Ça fait 1 an ½ maintenant que nous nous sommes engagés dans une réelle démarche bio & zéro déchet afin de réduire au maximum notre impact négatif sur Terre. Chez moi, ça a commencé par un besoin de désencombrement. Ma maman est une grande accumulatrice qui ne se débarrasse de rien, et j’ai de mon côté développé le besoin inverse : je me sens rapidement mal à l’aise dans un environnement trop encombré. Du désencombrement, je suis passée à la notion de minimalisme et à celle de zéro déchet, entraînant François dans mon sillage. A deux maintenant nous essayons d’analyser nos habitudes, pas à pas, pour tendre vers une vie plus simple et générer le moins de déchets possible.

 

Nous avons suivi le parcours « classique » : dans la cuisine, achats en vrac ou en contenant verre, en Bioccop et au marché, utilisation de sacs en tissus et de bocaux en verre, mise en place d’un compost. Dans la salle de bain, réduction de notre besoin en produits, passage au no-poo & au lavage à l’eau seule. Nous avons réussi à éliminer beaucoup de produits inutiles, mais on y travaille encore ! Pour toute la maison, achat et vente d’occasion, troc, dons, récupération et bricolage, élimination progressive du plastique, utilisation de tissus lavables plutôt que jetables (coton, essuie-tout, éponges…), fabrication de produits ménagers à base de recettes simples.

 

 

Ces réflexions ont entraîné une remise en question de notre consommation de viande et produits laitiers, son impact sur la planète, sur le bien-être des animaux et sur notre santé. Nous avons donc décidé d’arrêter de consommer ces produits. Nous avons redécouvert les légumes-feuille, riches en calcium, les légumineuses, riches en protéines et en fer, les bonnes associations pour éviter les carences. A l’extérieur, même si ce n’est pas toujours facile à gérer, ça nous offre l’opportunité d’en discuter, d’ouvrir les opinons et qui sait, de planter des graines.

 

En bonus, avec tous ces changements, notre budget courses a été fortement réduit, pour une qualité de vie et de consommation bien supérieure, puisque nous consommons 100% bio & local en priorité.

 

Notre dernière évolution dans le domaine du zéro déchet est plus inhabituelle. Dans notre démarche de décroissance et de diminution de notre consommation, nous sommes passés au freeganisme, ou comment ne produire aucun déchet d’alimentation tout en réduisant ceux des autres. Nous récupérons les invendus alimentaires au marché et dans les magasins. Souvent officiellement périmés, abîmés ou moches, ces produits sont tout à fait consommables mais sont destinés à la poubelle. Plus précisément, ils finissent à l’incinération ou à l’enfouissement, tous déchets confondus. Il n’y a souvent pas de tri : les déchets compostables (que j’estime à 50%), les déchets recyclables (40%) et les autres déchets (10%) finissent au même endroit.

 

 

Nous récupérons souvent plus que notre propre consommation, alors nous distribuons à nous proches. Ainsi, nous les sensibilisons à ce gaspillage, réduisons par la même occasion leur consommation, leur budget courses et leurs déchets.