cycle-féminin-coût

Les faits

France 5 a fait le buzz avec tampon notre ennemi intime. Ce documentaire bien ficelé réalisé par Audrey Gloaguen nous fait réfléchir à la composition de produits très intimes. Les tampons restent dans le vagin plusieurs heures et sont au contact des muqueuses, zone sensible. Les fabricants se réservent bien le droit de nous révéler de quoi sont composés les serviettes hygiéniques et les tampons. En pratique, c’est rarement du coton ou pas uniquement. De plus, uniquement les produits certifiés bio ne contiennent pas ou très peu de traces de produits chimiques comme le glyphosate (plus connu sous le nom de roundup) ou de dioxine.

Mélanie Doerflinger a actuellement récolté plus de 264 000 soutiens, sur change.org,  pour rendre visible la composition des tampons et des serviettes hygiéniques.

Concrètement, les tampons et les serviettes c’est pratique mais on ne connaît pas leur effet sur notre santé, ni leur composition.

serviette et cup zéro déchet

Les alternatives

Heureusement des alternatives zéro déchet et sans glyphosate existent !

Les avantages que j’y vois sont nombreux. Je n’ai plus besoin d’acheter des protections jetables, finis les courses de dernière minute pour s’acheter une boîte de tampon. Chercher des alternatives aux protections hygiéniques m’a fait réfléchir et m’a permis de discuter d’un sujet que je pensais tabou.

La cup

De nombreuses marques de cup sont sur le marché. Pour autant, je vous recommande Lamazuna, faite en France (non, non, je ne suis pas Montebourg), et vendue avec un chouette petit sac de rangement.

La cup ressemble fortement à un tampon, pour autant c’est un réservoir plutôt qu’une éponge qui assèche des zones intimes. Il faut donc la vider régulièrement. Ca fait un peu peur mais en pratique toutes mes amies l’ayant testé en sont satisfaites. On galère un peu au début pour apprendre à bien la mettre. Pour autant, j’attends tes commentaires.

Si tu es prête à passer à la cup, voici le lien d’un questionnaire pour bien choisir sa cup, qui m’a été partagé par le groupe zéro déchet auquel j’appartiens. Encore une fois, n’hésite pas à demander conseil auprès de toi.

http://outils.easycup.fr/choisir_coupe_menstruelle.php

Les serviettes réutilisables

Deux marques françaises réalisent de très chouettes serviettes réutilisables, plim et dans ma culotte. J’ai testé et utilise une des ces deux marques. Elles sont fines en apparence mais absorbent bien le flux. Avec le système de pression, même sans pochette, une fois “sale”, on peut la glisser dans son sac et la garder sans soucis.

Par soucis économique, j’ai aussi fait quelques serviettes, avec un bout d’alèse acheté dans un magasin de tissu pour quelques euros, une vieille serviette de toilette et un tissu doux en coton. Pour la fermeture, j’ai testé des pressions en plastique et du scratch, les 2 fonctionnent mais je préfère la pression.

Et toi ta technique ?

Le coût

Tout dépend de votre utilisation, voici des calculs que j’ai effectué :

  • Achat de produits réutilisables, zéro déchet et made in France :

L’investissement, 4 serviettes lavables et une cup, c’est environ 110€. Et vous en avez pour des années. Pour autant, si vous faites vos propres serviettes, vous en aurez pour bien moins cher.

  • Achat de produits bio :

Vous en avez pour environ 80€ par an mais c’est plus d’un kilogramme de déchet sans considérer le sang jeté avec. Si on considère, 20 ans de règles, on arrive à une dépense de 1 600€ !

  • Achat de produits ”marque repère” :

J’ai été chez un discounter pour avoir des prix bas. On est à 14€ par an avec moins d’un kilogramme d’emballage sans considérer le sang jeté avec. Si on considère, 20 ans de règles, on arrive à une dépense de 280€ !

En conclusion

Les règles sont un moment embêtant, pour autant je suis contente d’être passée à la cup et serviettes réutilisables pour ne plus avoir à vider les poubelles qui sentent mauvais. Le sang ne sent pas mauvais dans le tissu d’une serviette réutilisable, c’est le plastique qui le fait macérer.

Merci à Audrey Gloaguen, à Mélanie Doerflinger et bien d’autres qui nous font réfléchir sur les produits que nous utilisons intimement, en tant que consommateurs nous sommes en droit de refuser d’acheter des produits dont on ne connaît pas la composition.